Coin des EntraineursDans les prochaines semaines vous aurez la chance de lire ce que les entraineurs de gardien de but ont à dire de Martin.
Pour consulter l'entrevue en anglais avec Glenn Chico Resch.
Entrevue avec Jacques Caron
Quel est le cheminement de ta carrière comme joueur et entraîneur? J'ai joué comme gardien de but jusqu'à l'âge de 38 ans. J'ai commencé ma carrière dans la EHL et la ligue américaine. Ensuite, il y a eu une première expansion de la ligue nationale et j'ai joué pour les Kings de Los Angeles, les Blues de St-Louis ainsi que pour les Canucks de Vancouver, totalisant 4 ans dans la LNH. J'ai finalement terminé ma carrière dans la ligue mondiale à Cincinnati. Au total, j'ai joué pendant 18 ans comme gardien de but.
Ensuite, j'ai décidé d'ouvrir une école de Hockey à Rouyn-Noranda. J'avais comme objectif principal d'aider les gardiens de but et de partager mon expérience. Un peu plus tard, j'ai finalement été assistant coach pour les Whalers de Hartford avant de devenir coach de gardien de but pour les Devils du New Jersey en 1993. Ça fait maintenant 16 ans que je suis entraîneur pour les Devils.
Au premier camp d'entraînement des Devils, quelle était ton impression sur le jeu de Martin? J'avais vu Martin jouer l'année précédente dans la ligue américaine et je voyais qu'il avait un talent énorme. Il y avait certainement des éléments à changer dans son style, mais j'étais certain qu'il allait pouvoir s'améliorer. Toujours lors de ce premier camp d'entraînement, as-tu apporté beaucoup de corrections au jeu de Martin? J'ai apporté des corrections, mais pas nécessairement beaucoup. En tant que coach de gardien de but, je crois qu'il ne faut pas modifier les atouts d'un gardien, mais plutôt aider ce dernier à améliorer ses capacités. Avec Martin, c'est ce que j'ai fait. Sa plus grande faiblesse au début de sa carrière était la mobilité. On a travaillé sur son style pour lui permettre de corriger ce point faible et on a aussi travaillé pour renforcir ses points forts. Est-ce que Martin était un gardien de but très attentif et suivait-il bien tes instructions? Martin a toujours été autonome et intelligent, ce qui fait qu'il comprenait rapidement ce que je lui montrais. Il posait des questions, était en contrôle de lui-même et proposait des idées pour s'améliorer. Il a toujours aimé pratiquer et surtout jouer. Dans ce cas là, tout était en place pour l'amélioration. Faites-vous beaucoup de vidéo ensemble en vue de joutes à venir? Certainement, les vidéos sont très importantes pour que Martin puisse corriger certaines faiblesses. On fait un « meeting » avant chacune des parties et on regarde les vidéos de la dernière joute. Comme on dit, une image vaut mille mots. Au cours d'une joute, est-ce qu'il t'arrives de parler à Martin entre les périodes? Oui, je vais le voir entre les périodes pour réaffirmer ce qu'il fait, pour lui faire des critiques constructives et non pour le juger. L'important, c'est qu'il garde confiance et qu'il se sente supporté. Qu'est-ce qui fait en sorte que Martin puisse jouer autant de parties à chaque saison? Je pense que c'est parce que Martin aime jouer, tout simplement. Il est très fort mentalement et ne s'en fait pas trop après les parties. C'est un vrai leader. Il ne perçoit pas la pression négativement et reste positif. En fait, il a l'attitude et la mentalité d'un gagnant, ce qui fait qu'il est toujours prêt à recommencer. Durant toutes ces années passées avec Martin, y a-t-il un gardien de but qui avait un style comparable au sien? Actuellement, dans la ligue nationale, il y a très peu de gardiens qui ressemblent à Martin. Après tout, Martin est considéré comme étant l'un des meilleurs gardiens de but de tout les temps. Le seul qui avait un style comparable à Martin au niveau de la mobilité était Chris Terreri, ex-gardien des Devils. Des trois Coupes Stanley remportées par les Devils du New Jersey, soit en 1995, en 2000 et en 2003, pendant quelle série éliminatoire Martin a-t-il eu le plus de succès? C'est un choix vraiment difficile à faire, mais je dirais que c'est en 1995, parce qu'il y avait la magie de la première Coupe Stanley dans l'air. Il y aussi le fait que l'équipe avait gagné toutes les parties sur la route en finale contre Détroit, ce qui était formidable. Vas-tu rester le coach de Martin jusqu'à la fin de sa carrière? Ça fait quand même 16 ans que je coach pour les Devils et j'approche les 70 ans, mais j'ai toujours promis à Martin de rester avec lui jusqu'à ce qu'il batte les records. Disons que ça s'en vient très vite! Benoit Philie - martinbrodeur30.com
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