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Bio

Martin Brodeur est né le 6 mai 1972 à Montréal, Québec. Il n'est pas différent des autres enfants, il adore jouer, jouer surtout au hockey dans la rue. Il joue tout son hockey dans l'association de hockey mineur de Saint-Léonard et à 16 ans se joint à l‘équipe Montréal-Bourassa Midget AAA. Il commence à attirer l'attention des recruteurs. Il est considéré comme meilleur espoir chez les gardiens de but. 

À l'été 1988, il est invité à Calgary au festival national de hockey des moins de 17 ans. Il se mesure aux 100 meilleurs espoirs du pays et performe bien. Dès lors, il réalise tout son potentiel. Le hockey devient toute sa vie et la ligue nationale, un but à atteindre.

Dès 1989, il évolue avec Le Laser de Saint-Hyacinthe de la ligue majeure du Québec. Il progresse sans cesse. Il se démarque par son talent, sa force de caractère et son calme. Lors du repêchage de LNH de 1990, Les Devils du New Jersey le réclament au 20e rang de la première ronde. C'est un rêve d'enfance qui se réalise. Martin termine sa carrière junior avec le Laser.

Il dispute son premier match dans la LNH le 26 mars 1992 alors qu'il affronte les Bruins de Boston et gagne 4-2. La saison suivante, il s'aligne avec les Devils d'Utica de la ligue américaine.

En 1993-1994, à sa première année dans la LNH, il dispute 47 parties et remporte 27 victoires, maintient une moyenne de buts accordés de 2,40 et obtient 3 jeux blancs. Cette performance lui vaut le trophée Calder remis à la meilleure recrue du circuit.

Un conflit de travail écourte la saison suivante. Les Devils connaissent du succès avec le système défensif de Jacques Lemaire et Brodeur est spectaculaire devant le filet. Ils éliminent les Red Wings de détroit en quatre matchs lors de la finale de la coupe Stanley 1995 et Martin peut, pour la première fois de sa jeune carrière, soulever à bout de bras, le précieux trophée. Il vit une grande émotion, un ultime moment, le rêve de tout joueur de hockey. Son nom sera gravé trois fois sur le prestigieux trophée (1995-2000-2003)

Il participe à son premier match des étoiles de la LNH à Boston en 1996. Il y sera invité 10 fois au cours de sa carrière. La saison terminée, il se joint à l'équipe canadienne pour participer aux championnats du monde en Autriche, il revient avec une médaille d'argent. Puis, à la fin de l'été, il participe à la coupe du monde.

Lors de la campagne 1996-1997, les Devils terminent au premier rang de leur division. Martin connaît une année exceptionnelle. Il remporte le trophée William M. Jennings remis au gardien de but ayant accordé le moins de buts au cours d'une saison, il le partage avec Mike Durham. Il en obtiendra 4 en carrière.

Il réussit aussi tout un exploit en série éliminatoire lorsqu'il marque un but contre le Canadien de Montréal. C'est pour lui, un moment fort de sa carrière, un moment qui lui a procuré beaucoup de satisfaction.

En 1998, il fait partie de la 1re équipe de joueurs professionnels à participer aux Jeux olympiques de Nagano au Japon.

En 2000, pour une seconde fois en carrière, c'est la coupe Stanley qui couronne sa saison. Pour lui rendre hommage, le maire de Saint-Léonard, Frank Zampino et son conseil municipal modifient le nom de l'aréna qui porte désormais le nom d'Aréna Martin-Brodeur.

En 2002, il revient des Jeux olympiques de Salt Lake City la médaille d'or au cou. Grande fierté pour toute la famille puisque son père Denis, aussi gardien de but, a remporté la médaille de bronze avec l'équipe Kitchener Waterloo Duchmen qui représentait le Canada en 1956 aux Jeux olympiques de Cortina d'Ampezzo en Italie. Ils deviennent le seul duo père-fils gardiens de but médaillés de l'histoire.

En 2003, les Devils du New Jersey remportent leur 3e coupe Stanley en huit ans et Brodeur reçoit son premier trophée Vézina en qualité de meilleur gardien de but de la LNH. Il en recevra trois autres pour souligner son brio.

Il participe aussi aux Jeux olympiques de Turin en Italie en 2006, mais sa performance remarquable ne suffira pas. Le Canada n'arrive pas à monter sur le podium.

Avec son style hybride, ses réflexes aiguisés, son maniement de la rondelle, son jeu et sa grande constance, Martin continue d'impressionner et de dominer la ligue. Ses statistiques impressionnent et il fait tomber les records.

À sa 15e saison avec les Devils du New Jersey, une sérieuse blessure au bras le tient à l'écart du jeu pour une période de 4 mois, mais il revient en force et éclipse le record de 552 victoires  détenu par Patrick Roy. Il s'approche aussi du record des 103 blanchissages de Terry Sawchuk.

Martin Brodeur est au sommet de son art. Son ambition: d'y rester. Les plus jeunes gardiens de but sont-ils une menace? Non, il s'agit d'un défi. C'est dans cet état d'esprit que Brodeur poursuit sa carrière.